USS TIDE

 

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C'est sur les cotes du calvados que nous nous rendons ces jours ci, plus précisément près du banc du Cardonnet qui connu bien des naufrages.

Nous irons sur l'épave de l'USS Tide, dragueur de mine américain, qui comme beaucoup d'autre vaisseaux, disparu le 7 juin 1944 lors de l'opération OVERLORD.

Nous verrons que l'épave de l'uss Tide a connue une deuxième vie puisque les pêcheurs l'ont nommé MARESQUERIE, du nom d'un amer sur la cote près de Grandcamps.

Aussi aujourd'hui peu de gens se souviennent de l'USS Tide mais beaucoup connaissent "la maresquerie"

 

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C'est le 7 septembre 1942 qu'est lancé le TIDE, mais il devra attendre le 9 avril 1943 pour être mis en service effectif.

il fait alors près de 70 mètres de long et navigue à 18 nœuds.

C'est un dragueur de mines de dernière génération et est affecté à des opérations de déminages classiques en méditerranée puis en Atlantique.

il fait son premier voyage transatlantique au début de l'été 43, puis lorsqu'il reviens en Afrique du Nord, le 17 juillet, il entre en collision avec une barge de débarquement le LCI267, qu'il venait juste d'approvisionner.

Les dégâts sont moindre et notre dragueur effectue les réparation en mer.

C'est donc le 18 juillet qu'il accoste CASABLANCA, d'où il reçoit rapidement l'ordre de repartir pour escorter des convois à destination des états unis.

Le voyage se passe sans encombres et cet été là la météo est plutôt favorable,

mais comme nous en avons déjà parlé, le danger est permanent pour ces navires traversant régulièrement l'Atlantique, tant les sous-marins allemand sont présent, et guettent le moindre navire marchand, en vue de le couler.

c'est d'ailleurs pour cette raison que l'USS TIDE, malgré sa fonction de repérage et dragage de mine, est équipé de grenades sous-marine, seule protection réellement efficace contre les submersibles de l'époque.

C'est pendant cette période, plutôt calme en ces temps de guerre, que les hommes de gardes, au cœur du dragueur , dans le PC sonar perçoivent un bruit caractéristique ,surgissant des profondeurs de l'atlantique….

un écho sonar…...

 


C'est sur les cotes du calvados que nous nous rendons ces jours ci, plus précisément près du banc du Cardonnet qui connu bien des naufrages.

Nous allons raconter l'histoire de l'USS Tide, dragueur de mine américain, qui comme beaucoup d'autre vaisseaux disparurent les 6 et 7 juin 1944 lors de l'opération OVERLORD.

Mais aujourd'hui le TIDE est en plein milieu de l'atlantique et un bruit étrange, mais caractéristique est entendu

un contact sonar

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Branle bas le combat!

Les grenades sont armées, et le Tide autant pour se défendre que pour protéger les cargos du convois par en chasse…..

 

Entendant l'USS TIDE se diriger vers lui, le sous marin comprend qu'il est repéré, et surtout qu'il n'a pas le temps de préparer ses torpilles,

il opte donc pour la fuite, et plonge en urgence, tout en évitant de faire le moindre bruit

les grenades sous-marines sont armées, les réglages sont fait pour la pression fasse exploser les charges à trente mètres, 40 metres, 50 mètres de profondeur..

le sous-marin n'a pas eu le temps de plonger plus profond!

Puis après moins d'une heure de chasse, une importante nappe de carburant remonte à la surface.

La bête est morte, il est inutile de gaspiller d'autres explosifs…

Feinte des ennemis ou naufrage réel, aucun sous-marin n'est déclaré perdu dans cette zone.

On ne saura jamais qui était sous la surface ce jour de juillet 44, au milieu de l'atlantique.

Pendant plusieurs mois, avec succès et sans autre rencontres avec l'ennemi le TIDE poursuit ses missions de convoyage entre NEW YORK, les îles britanniques, puis les bermudeset enfin les açores.

il est enfin affecté début mars 1944 sur les cotes Anglaise pour revenir à sa mission originale, le déminage.

il travaille alors conjointement avec la ROYAL NAVY, au déminage des cotes britanniques , du coté de falmouth, puis en baie de BABBACOMBE,

mais surtout prépare ardemment le déminage des zones normandes puisque nous sommes maintenant fin mai 1944, quelques jours avant l'assaut prévu  par les troupes alliées, le 6 Juin .


Nous nous rendons ces jours ci au large de GRANDCAMPS, plus précisément près du banc du Cardonnet qui connu bien des naufrages.

Nous allons raconter l'histoire de l'USS Tide, dragueur de mine américain, qui comme beaucoup d'autre vaisseaux a disparu près de nos cotes le 7 JUIN 1944.

Aujourd'hui le TIDE est sur la cote Anglaise et se prépare à l'assaut final vers la Normandie, l'opération OVERLORD.

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c'est devant Falmouth puis en baie de Babbacombe que l'USS TIDE, dragueur de mines américain effectue les derniers préparatifs en vue de l'opération OVERLORD, l'assaut des cotes normandes le 6 Juin 1944.

 

il est affecté à l'unité de dragueurs "A" assigné à la zone "UTAH" et part vers nos cotes normandes le 5 juin au matin.

Durant la Journée les nouvelles arrivent, plutot bonne pour certaine, car les allemands n'ont pas l'air des attendre, mais aussi mauvaise quelquefois, car le commandant du TIDE, le Lieutenant HEYWOOD, et son second, le lieutenant CRANNE, apprennent qu'un des navires de l'escadre viens de sauter sur un mine.

C'est l'USS OSPREY,    il ne se remettra pas des blessures et coulera peu de temps après.

La journée du 5 se passe sans encombre et contrairement à beaucoup d'autre navire qui sombrère ce jour là, la journée du 6 également.

Puis au soir du 6 juin le Tide se poste à l'entrée de l'estuaire de Carentan pour prevenir la sortie de Eboats allemand.

Au matin du 7, il est chargé de deminer la cote est du cotentin, entre Barfleur et St marcouf et fait donc route vers le Nord, lorsque arrivé au niveau du banc du cardonnet…. c'est l'explosion!

Le tide heurte un mine sur tribord arrière et la poupe du bateau est projetée en l'air causant des dommages irréversibles au navire et tuant net le commandant Allard B HEYWOOD.

Toute les cloison internes se brisent, et l'eau s'engouffre rapidement pour atteindre la salle des machine et le naufrage est imminent.

c'est le lieutenant Cranne qui prend le commandement et donne l'ordre d'évacuer le navire.

L'USS SWIFT, qui lui aussi connaîtra un sort tragique, arrive au plus vite, mais le TIDE n'est pas sauvable, et malgré la remorque passée, le navire, se casse en deux sombre irrémédiablement, il est 10h00 du matin

Deux autres dragueurs le Pheasant et le Threat, on juste le temps de récupérer les derniers survivants, 2 minutes avant la disparition du navire dans les eaux de la baie de seine, ce 7 juin 1944 à 10h30.

 

Nous plongeons aujourd'hui, sur les bancs du cardonnet, près des cotes du Calvados à la découverte de l'uss tide, coulé par une mine, qui tua net son commandant le 7 juin 1944, à 10 h00 du matin au large de Grandcamps alors qu'il se rendait vers barfleur et st vaast à la chasse aux mine.

Mais l'épave à changé de nom puisque les pêcheurs de baie de seine la surnomme MARESQUERIE du nom d'un amer de grandcamps..

 

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Pas facile à trouver, non pas facile! juste un petit echo sur le fond, pas possible ce ne peu pas être la maresquerie, censé être un dragueur de mine de plus de 70 mètres.

tant pis j'y vais. Arrivé au fond dans une eau sombre comme c'est souvent le cas au printemps dans cette zone de la baie de seine, j'aperçoit quelques godes nageant autour de grands morceaux de tôles, puis plus rien.

je me rappelle alors que le Tide s'est cassé en deux avant de coulé, alors je remonte et recherche, plus sud avec mon sondeur.

Moins de 10 minutes après ça y est, je peu voir l'écho caractéristique d'une épave.

Je replonge dans l'eau sombre et arrive sur un gros tas de ferrailles qui ne ressemble en rien à un bateau.

Puis je fait le tour et reconnaît l'étrave, puis l'ancre encore à poste…

Je descend un peu en dessous de la coque, qui ne fait aujourd'hui que quelques mètres et j'aperçoit sous la ferraille, juste en dessous l'étrave….. deux pinces…un homard qui a élu domicile sur l'USS Tide, et creusé son trou pile à cet endroit..

l'épave repose sur un fond de sable et de vase, et cest toute une vie que l'on peu renconter suivant les saisons.

des godes forcément, mais aussi des lieus, des morues, et des congres, grand colonisateurs d'épaves

je repart derrière les restes de l'avant et repère comme un fut posé sur un tas de tubes métalliques, je m'approche…

et là je reconnaît la masse jaunatre caractéristique de l'explosif…

en fait le fut est une grenade sous-marine et les tubes, plusieurs centaines de roquettes toutes chargées de plusieurs dizaines de kilogramme d'explosif.

il y a là plus d'une tonne d'explosif en bon état, j'en suis sur…….

 

………..


Nous plongeons aujourd'hui, sur les bancs du cardonnet, près des cotes du Calvados à la découverte de l'uss tide, coulé par une mine, qui tua net son commandant le 7 juin 1944, à 10 h00 du matin au large de Grandcamps alors qu'il se rendait vers barfleur et st vaast à la chasse mine.

Mais l'épave renferme encore des dangers méconnus puisque c'est presque une tonne d'explosifs, sous forme de grenades sous marines et de roquettes qui sont encore dans ses flancs risquant à tout moment d'exploser dans un chalut..

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De retour au port, je contacte la préfecture maritime, et c'est avec les plongeurs démineurs que nous retournons sur le tide.

Nous plongeons, et sans problème je leur indique l'endroit ou je suis sur avoir vu des charges explosives.

Effectivement ils reconnaissent tout de suite la forme caractéristique de la grenade sous-marine, et pose plusieurs kilogramme d'explosif sur le tas de roquette.

nous remontons en surface, nous éloignons de quelques centaines de mètres.

5 4 3 2 1, c'est l'explosion…

D'abord une gigantesque masse d'eau part en l'air à plus de cent mètres, puis c'est au tour de la vase qui suit, formant un papillon, puis le bruit, comme un grondement de tonnerre, et enfin, plus rien.

nous nous approchons tentons de plonger pour voir le résultat mais l'eau est trop chargée de vase et remettons cela au lendemain.

La marée suivante à fait disparaître la vase, et lorsque je redescend sur la maresquerie, je suis surpris de la trouvée en bon état encore , seule la vase a disparu des cales et la tôles est comme nettoyée de la concrétion qui la couvrait la veille. L'ancre à bougé de quelques dizaines de centimètres, pas plus.

une épave neuve en quelque sorte.

puis me viens une idée, je repart à l'avant, descend le long de la coque et éclaire le fond, dessous la coque.

Et bien oui, il est là!

mon homard est toujours vivant, un peu sonné certainement, mais 1 tonnes d'explosif n'a réussi qu'a lui casser une pince.

Enfin aujourd'hui, la maresquerie est encore là débarrassée de ses dangers, et depuis habités par d'autres poisons,

en somme une deuxième vie!

 

 

 

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