Le naufrage du CASTEL-MEUR

Photos originales et commentaires de Patrice PETIT de VOIZE

     Le 17 mai 1984, jour du sabordage, deux radeaux de survie équipés de largueurs hydrostatiques sont installés à bord pour tester leur système de déclenchement. Le Castel-Meur est remorqué par une vedette SNSM sur le lieu choisi pour son naufrage, puis les vannes du navires sont ouvertes afin de laisser pénétrer l'eau. Pour hâter la disparition du chalutier, on fait également appel aux lances à incendie de la vedette SNSM !... Peu à peu, le Castel-Meur s'enfonce lentement par l'arrière, lequel touche le fond alors même que l'étrave dresse  encore son nez hors de l'eau. Puis, celle-ci à son tour disparait dans un nuage de bulles d'air. Le chalutier repose désormais par une trentaine de mètres de fond, au centre de la baie de Douarnenez. L'un après l'autre, les deux radeaux de sauvetage remontent à la surface, leur système de largage a parfaitement fonctionné.

     Patrice P. de Voize, qui se trouvait à bord d'un  chalutier de l'armement ACF, a embarqué alors sur la vedettes des Gendarmes maritimes pour se préparer à plonger sur l'épave. Il a pu ainsi récupérer le matériel de sabordage et contrôler la bonne assiette du bateau sur le fond.

     Après sept années de combat administratif pour imposer l'idée du sabordage du Castel-Meur, la coque sert dorénavant de récif artificiel dans la baie de Douarnenez. Patrice a participé à la mise au point du suivi biologique de l'épave.
Depuis, l'institut Ifremer a confié la gestion du site aux pêcheurs.

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