USS CORRY - DD 463

 

 

 

 

Images , courtesy of Connie Phelps, Daughter of Cdt G Hoffman, Kevin Mcernon, David Wooddell

 

      

 

 

Destroyer américain Classe Bristol, mis sur cale en septembre 1940

Lancé le 28 juillet 1941à Charleston Navy Yard à Boston.

1620 tonneaux; Long  106m x larg  11m.; 50000shp, 37nœuds

Armement.:  4x 5"DP, 1x 41,1"AA , 2x40mm AA, 5-8X 20mm AA Torpedo: 10x21"

 

Ce navire a été financé par Miss J.C. Corry, la fille du Lieutenant Commander William Merill Corry, qui durant la 1ère Guerre Mondiale servit avec distinction le commandement de la base aérienne au Croisic, puis après la guerre travailla à la démobilisation de l'aviation. Il fut brûlé lors du crash de son avion le 03/10/1920 mais ignorant ses blessures il retourna sauver le pilote. Il mourra de ses brûlures 4 jours plus tard et reçu les honneurs. Le CORRY est le second navire du même nom, le 1er avait été financé par sa femme et lancé en mars 1921, 5 mois après sa mort. Il fut mis hors service en 1930 en accord avec le traité de Londres visé à limiter l'armement naval.

Le CORRY II fut mis en service le 18/12/1942, durant les deux années qui suivirent, il était affecté à la surveillance des eaux du Pacifique, de Méditerranée et d'Atlantique. En février 1944 alors qu'il convoyait dans l'Atlantique le transport des troupes vers l'Angleterre pour l'invasion alliée, il coule le U-Boat 801 au canon et récupéra 47 survivants.

Le destroyer USS Corry (Lt Cdr George D. Hoffman) était engagé le 6 Juin 1944 dans une mission de protection des barges d'assaut qui se dirigeaient vers la côte Normande. Après avoir conduit à bien ces unités, le Corry poursuit sa mission par un appui feu sur les arrières d'Utah Beach tandis que les barges continuaient jusqu'au rivage. A 06:33 GMT, alors qu'il se retirait, le destroyer heurte une mine qui explose sous la quille entre la chaufferie et la machine avant, tuant ou blessant tous les personnels qui se trouvaient dans ces deux compartiments. Le gouvernail très endommagé resta bloqué à droite toute. L'eau s'engouffre aussitôt par cette brèche, noyant la salle des machine dont la cloison étanche avec la chaufferie céda à son tour, inondant ce dernier compartiment tandis que le destroyer commençait à sombrer par l'avant. A 06h40, l'ordre fut donné d'abandonner le navire qui coulait. A ce moment là, les batteries côtières allemandes ouvrirent le feu contre le CORRY, plusieurs obus explosant parmi les rescapés. Un radeau fut soulevé hors de l'eau, projetant ses occupants dans toutes les directions. Un autre obus explosa contre les affûts de 40mm et provoqua un véritable feu d'artifice en faisant exploser les munitions stockées à proximité, les obus traçants fusant dans tous les sens au-dessus de la tête des survivants.

Deux heures durant, les naufragés accrochés aux radeaux dérivent poussés par les courants et se rapprochent de la côte. Ayant dérivé à portée d'une batterie allemande, ils sont soumis à son feu qui toucha plusieurs d'entre eux. Finalement, vers 8 heures 30, les casemates allemandes sont réduites au silence et les rescapés du CORRY peuvent alors être repêchés par les destroyers USS FITCH et HOBSON ainsi que par la vedette PT-99.

L'équipage du CORRY se constituait de 19 Officiers et 265 hommes. Au cours de cette action, 22 périrent soit de l'explosion de la mine, soit de noyade ou encore sous les projectiles tirés depuis la terre. 260 hommes furent sauvés par les USS FITCH et HOBSON sous le feu de l'artillerie allemande. Deux autres destroyers américains le GLENNON et le MEREDITH sautèrent également sur des mines dans la même zone et le même jour que le CORRY. Après la guerre une entreprise de travaux Sous-Marins Italienne découpa l'épave en plusieurs morceaux et la remonta sur des barges, en route ils perdirent l'arrière du CORRY sur le banc de St Marcouf. C'est tout ce qu'il restera de l'épave jusqu'au début des années 90, quand un plongeur local (B. Sciboz) repère l'épave encore remplie de 4 tonnes et 1/2 d'explosifs dont des grenades sous-marines, intervient alors le 1er Groupement de Plongeurs Démineurs de Cherbourg qui va contre-miner l'épave.

Aujourd'hui, le site de l'épave qui n'est plus qu'un tas de ferraille, repose à environ 2 milles au sud de l'USS GLENNON sur le banc de St Marcouf à 10 mètres de profondeur. Epave couchée sur bâbord, Long 35m, larg 10m. Détruite à 90%, beaucoup de tôles superposées.

 

Extrait de "EPAVE" (edition Ouest France, 15/10/2000)

…….[A cette époque de nombreuse épaves investiguées au cour des interventions pour la récupération d'engins de pêches, dataient de l'époque du débarquement allié et renfermaient de tristes factums des conflits passées: tonnes d'explosifs, mines, grenades sous-marines et autres roquettes, prêts à éclater au moindre choc, risquant d'entraîner par le fond des vies innocentes a bord de navire pacifiques, juste coupables d'être au mauvais endroit au mauvais moment.

L'USS Corry était une de ces épaves. Ce vaisseau armé était, comme la plupart des destroyer présent au lendemain du 6 juin 1944, chargé en grenades sous-marine. Seule protection efficace contre les U-Boats omniprésents dans la mer de la manche en cette époque de fin de guerre, il fut coulé par une mine allemande le 6 juin 1944, sur la cote est du cotentin avec à son bord quelques tonnes de fut remplis d'explosif, les fameuse grenades anti sous marins.

 

Les entreprises italiennes chargées après la guerre de morceler les restes des navires, dont la plus part émergeaient encore de la surface, entrepris donc de découper le Corry en plusieurs morceaux chargés ensuite sur des barges puis ramenés à la cote, pour y être cette fois tronçonnés puis vendu au poids de la ferraille. Un de ces morceaux, représentant près d'un quart du navire tomba à l'eau à proximité des îles St Marcouf, les Italiens n'ayant pas de temps à perdre et la matière première étant presque inépuisable, laissèrent donc là la partie arrière du Corry.

Jean Cuirot avec la "marie du port" avait l'habitude de filer ses casier sur l'épave, remontant régulièrement quelques homards, derniers habitant du destroyer. Ce qui devait arriver arriva, sa filière de casier resta coincée dans le canon de 20mm encore dressé vers le ciel.

Ma descente fut contrariée par un banc de gros poissons partageant leur habitacle avec les crustacés, nombreux sur l'épave. Un banc de bar! Des centaines de bars, tous plus gros les uns que les autres, magnifiques avec leur écailles reflétant les lueurs du soleil, superbe gardiens des restes du Corry. Puis arrivé au fond, un tour rapide de l'épave me fait tomber nez à nez avec les casier de "jeanjean", posés sur ce qui me semblait être de gros fut a moitiés mangés par la rouille, renfermant une matière, inconnue, presque blanche, sur laquelle, les concrétions pourtant nombreuses sur tout l'ensemble du navire naufragé, ne poussaient pas. Sorte de trognons de pomme, posés là au beau milieu des tôles enchevêtrés. A mon retour à terre, toujours intrigué par ces tonneaux, je réfléchit et compris rapidement qu'il ne pouvait s'agir que de grenades sous marines. Une brève plongée supplémentaire confirma mes interrogations.

Je me souviendrais toujours ce matin de printemps où, avec l'aide de l'adjudant Meslay et de ses collègues du 1er GPD nous allâmes détruire ces dangers évidents pour la pêche et la navigation en général.

Quelques trois kilogrammes de plastic bien positionnées, deux détonateurs, un touret de pétardement avec sa ligne de tir , l'exploseur, 5 4 3 2 1 click! ,

D'abord l'intumescence fait vibrer notre pneumatique, alors la mer semble s'ouvrir en deux, à cent cinquante mètres de notre frêle esquif, en une gerbe blanche qui s'élève à plus de cent mètres emportant avec elle de gros morceaux de tôles, et occasionnellement le mouillage prêté par Michel Leprael (on ne l'a jamais retrouvé), puis soudain une autre gerbe d'un noir intense mélange de vase, de cailloux, et d'oxyde de fer.

Quatre tonne et demi, d'après les spécialiste, nous avions contre-minés 4 tonnes et demi d'explosif, volatilisant du même coup les restes de l'épaves de "l'USS Corry", ne laissant qu'un trou de 6 mètres de profondeur pour 20 mètres de diamètre sur le fond de la mer.

La destruction de ces explosifs de façon fort peu écologique, ne fit pas l'unanimité chez les pêcheurs, voyant perdre une réserve naturelle, habitacle des bars et des homards. Mais la lucidité du danger imminent, une des grenades avait des traces de panneaux de chalut à proximité du détonateur, et l'impossibilité de déplacer ces "tonneaux de la mort", obligea les démineurs à agir de cette façon.   Les réticences furent apaisées et nous pûmes "nettoyer" ensuite l'Uss Tide (1 tonne de roquette) et le dragueur Yms 304 (5 grenades), l'Uss Meredith (1 grenade ), et le LST526 (1 grenade) avec la collaboration des Me principaux Palmer et Stzuka ]………..

 

Chronique France Bleu Cotentin

 

 6 juin 1944, 6h et demi le matin, georges offman, commandant de l'USS Corry, le DD463, donne l'ordre d'abandonner le navire  au large de Quinéville.

le temps est maussade et le vent souffle à l'amont.

Nous allons voir cette semaine, comment  ce destroyer américain, un des premiers à arriver sur les cotes de Normandie à coulé, après avoir escorter et protégé les barges d'assault ,chargées d'hommes, vers les plages du débarquement et plus précisement vers Utrah beach

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Destroyer US DD 463 de Classe Bristol,

lancé le 28 juillet 1941à Charleston Navy Yard à Boston

1620 tonneaux, Long  106m, 37nœuds

il tient son nom de Miss J.C. Corry, la fille du Lieutenant Commander William Merill Corry, qui durant la 1ère Guerre Mondiale commande la base aérienne du Croisic,

durant les deux premières années il effectue des missions de surveillance dans le Pacifique, en Méditerranée et enAtlantique. comme patrouilleur côtier et escorteur, jusqu'au début 1944.

C'est En février 1944 alors qu'il convoyait dans l'Atlantique le transport des troupes vers l'Angleterre en prévion de l'opération Neptune, le débarquement des forces alliées en Normandie,

 à l'W du Cap Vert en qu'il coule le U-Boat 801 au canon et récupéra 47 des survivants (10 morts).

Bien des années après, j'ai fait la connaissance de Connie phelps, fille du Cdt Georges hoffman, et vice présidente du national geographic magazine, lors d'une commémoration en souvenir du Corrry, et là elle m'appris que son père et le Cdt du sous marins sont devenu les meileurs amis du monde et m^me qu'parès la guerre le Cdt Hans Brans est venu s'installer au états unis tout près de la maison de g Hoffman.


6 juin 1944, 6h et demi le matin, georges offman, commandant de l'USS Corry, le DD463, donne l'ordre d'abandonner le navire  au large de Quinéville.

le temps est maussade et le vent souffle à l'amont.

Nous savons maintenant qu'après avoir coulé un sous-marin ennemi au large de l'Afrique, le Corry fait route vers l'Angletterre pour se préparer à l'opération Neptune, le débarquement des forces alliées en Normandie.

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Il sont 25 ,

 25 destroyer de la Classe Bristol qui se préparent à partir vers les cotes normandes.

L'USS Corry est  assigné à la Task Force "U", avec son commandant, Lt Cdr George D. Hoffman le 6 Juin 1944

Sa mission est de protéger des barges d'assaut qui se dirigent vers la côte normande.

Après avoir conduit à bien ces unités, le Corry poursuit sa mission par un appui de feu sur les arrières d'Utah Beach tandis que les barges continuaient jusqu'au rivage.

Vbers 6h00, il comprend que sa taille attire le feux des batteries de la pernelle et de crisbec, il décide alors de se retirer, en marche arrière toute

A 06:33 GMT, , le Corry heurte une mine qui explose sous la quille entre la chaufferie et la machine avant, tuant ou blessant tous les membres d'équipage qui étaient dans ces deux compartiments,

le gouvernail est endommagé et bloqué à droite toute. L'eau s'engouffre aussitôt par la brèche, noyant la machine dont la cloison étanche avec la chaufferie cède à son tour, inondant ce dernier compartiment

le destroyer commençe à sombrer par l'avant.

A 06:40, l'ordre est donné d'abandonner le navire qui coulait.

A ce moment là, les batteries côtières allemandes ouvrent le feu contre le CORRY, plusieurs obus explosant parmi les rescapés. Un radeau est soulevé hors de l'eau, projetant ses occupants dans toutes les directions. Un autre obus explosa contre les affûts de 40mm et provoqua un véritable feu d'artifice en faisant exploser les munitions stockées à proximité, les obus traçants fusant dans tous les sens au-dessus de la tête des survivants.

Mais le destroyer tient encore le coup, et ne coule pas.

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Hier, le Corry, destroyer américain également appelé le DD423, de son nom de guerre, commandé par le commandant Georges Hoffman, a heurté une mine au large de quinévile, en protégenat les barges d'assault qui se dirigeaient vers Utah beach., mais il ne coule pas encore, protégé des assault des batteries de la pernelle, par les ecrans de fumées que les avions larguent tout autour afin de protéger les survivants.

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2 heure, oui pendant deux heures, les naufragés accrochés aux radeaux dérivent poussés par les courants se rapprochant de la côte. Ayant dérivé à portée d'une batterie allemande, ils sont soumis à nouveau à son feu qui toucha plusieurs de ces hommes.

Finalement, vers 8 heures 30, les casemates allemandes sont réduites au silence et les rescapés du CORRY peuvent alors être repêchés par les destroyers USS FITCH (DD 462) et HOBSON (DD 464) ainsi que par la vedette PT-199.

mais trop tard pour le corry qui a déjà coulé

L'équipage du CORRY était de 19 Officiers et 265 hommes.

Au cours de cette action, 33 hommes sont blessés,

22 périrent soit de l'explosion de la mine, soit de noyade ou encore sous les projectiles tirés depuis la terre.

260 hommes furent  sauvés par les USS FITCH et HOBSON sous le feu de l'artillerie allemande.

Deux autres destroyers américains le GLENNON et le MEREDITH sautèrent également sur des mines dans la même zone et le même jour que le CORRY.